Le vrai défi

L’élection présidentielle de 2017 a porté à la tête de la France le candidat que personne n’avait prévu. C’est la manière par laquelle les Français ont majoritairement décidé d’envoyer un message à leurs dirigeants: Nous voulons que ça change, vraiment.

18 mois plus tard, et après que les syndicats et les partis d’opposition aient systématiquement échoué à faire se lever un mouvement de revendication soutenu par l’opinion, c’est encore une fois en dehors des sentiers battus et institutionnalisés de l’action politique, que la colère s’est finalement manifestée et qu’elle semble vouloir rencontrer un écho favorable sur tous les territoires.

C’est logique, c’est cohérent et peut-être, finalement, est-ce une opportunité, non pas de répondre à des revendications éparses et souvent contradictoires mais de donner un écho politique favorable à cette demande sociale désormais assourdissante, celle d’une transformation profonde de notre modèle de société.

Car finalement, c’est le défi réel et parfois oublié d’Emmanuel Macron, non pas celui de la réforme, non pas celui de la réparation, non pas celui du compromis, mais celui qu’il afficha clairement sur son livre de candidat: « Révolution ». Il apparait aujourd’hui que ce titre est l’écho d’une revendication profonde de ceux qui forment le coeur battant de notre République: Les classes moyennes, les classes populaires, les ruraux, les indépendants, les artisans, les commerçants, les infirmières, les pompiers, les maires, les ouvriers, les petits exploitants agricoles, tous réclament à leur manière un nouveau pacte social dans lequel ils auront leur place, leur part de dignité, leur part de perspectives, leur part de reconnaissance, pas plus, non, mais simplement pas moins que les autres.

Cela passera par un gouvernement de combat ; cela passera par l’inclusion des citoyens dans le processus décisionnel et donc par l’utilisation du référendum ; cela passera par la démonstration que pour transformer la France, l’État doit commencer par se transformer lui-même et donc par une réforme puissante de la fonction publique; cela passera par l’accélération du soutien aux très petites entreprises, artisans, commerçants et indépendants qui maintiennent encore le lien social sur tous les territoires ; cela passera par la mise à contribution des grandes entreprises et des grosses PME pour améliorer la rémunération du travail par l’accentuation de l’intéressement, de la participation et de l’épargne salariale ; cela passera enfin par le retour à l’ordre nécessaire à la vie en société sur tous les territoires de la République.

Le modèle hérité de l’après-guerre et du Conseil National de la Résistance, est obsolète. Il aurait fallu le réformer depuis 30 ans, le faire aujourd’hui sera inopérant. Dès lors, le défi de ce quinquennat n’est pas d’appliquer à la lettre un programme électoral mais d’accomplir quelque chose qui le dépasse: Écrire les termes d’un nouveau contrat social en redéfinissant le rôle des citoyens, des entreprises, de l’Etat et de l’impôt, de manière à redonner corps à ce qu’est la France, « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »

Il n’est plus temps de ne pas reculer, il est temps d’avancer, non plus vite, mais plus loin, beaucoup plus loin afin – pour paraphraser Victor Hugo – non d’achever la révolution française mais « de commencer la révolution humaine. »

6 réponses sur « Le vrai défi »

  1. Nous ne pouvons rien faire dans la précipitation.
    Permettez-moi: certains s’étonnent qu’hier, au cours de cette Révolution du Peuple salie par quelques « gouapes » avides d’en découdre avec les forces de l’ordre pendant que leurs complices pillent les magasins de luxe pour offrir quelques objets du butin à leur pute, des tireurs d’élite soient sur les toits… et oui, quelques responsables de ce gouvernement craignaient, à juste titre, une intervention des ennemis de la France: le Daesh.
    Ce qu’il nous faut regretter: « que ces tireurs d’élite n’est pas mis un balle dans les jambes à ces voyous… ce qui aurait évité aux forces de l’ordre de les marquer à l’eau bleu (procédé interdit au nom d’une démocratie décadente) et de les conduire, sortis d’hôpital, devant une justice dépolitisée et consciente.
    Pas de précipitation:depuis 1981 et spécialement au cours des deux élections présidentielles j’ai fait savoir à certains candidats, moins crapuleux que d’autres, ce que le Peuple de France attendait: « un peu plus d’argent pour boucler das le respect et la dignité ses fins de mois ».
    Dans l’urgence ce gouvernement doit répondre présent.
    Comment? Cela ne coûtera rien au patronat: rendre sur la feuille de paye de façon universelle ces 343 euros environs appelés: « COTISATIONS OUVRIÈRES » (comme si celles dites COTISATION PATRONALES n’étaient pas puisées sur la sueur des travailleurs). Ce qui injecterait dans l’économie interne ( commerce/épargne) près de 125 milliards par an.
    OUI, les politiques, les syndicats, les cadres le l’URSSAF et entités annexes se gavant sur le Peuple hurlera aux scandale… au déficit. NON, les travailleurs satisfaits pourront attendre que la France se réorganise en prenant son temps.
    Eviter le déficit de cette organisation crapuleuse mise en place par un gouvernement socialiste en appelant à la sagesse du Peuple, en lui enseignant comment et pourquoi nous devons user de cet organisme, en lui recommandant que abstentionnisme est une cause d’argent perdu, en demandant tous les intervenant de la santé d’appliquer une médecine préventive et non une médecine de complaisance et de super profit… en demandant aux médecins généralistes de rétablir leur tour de garde de nuit et jours fériés, en les obligeant tous les deux ans à faire un stage hospitaliers de remise à jour de leurs connaissances.
    Comme écrit dans un autre article en supprimant des sénateurs, des députés, des fonctionnaires que l’Etat gave avec l’argent du Peuple. En réduisant les dépenses de l’Etat… tout cela doit se mettre en place dans la sagesse, la compréhension et NON par de nouvelles élections qu certains syndicats et politiques demandent avec l’espoir de remplacer ceux qui sont là et de s’en mettre, à leur place, plein les poches.
    Nous devons éviter de tomber dans le piège de l’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE ÉCOLOGIQUE ET POLITIQUE.
    J’ai écrit écologique… oui, « ils » sèment la peur avec le DAESH (en France, j’appelle cela du PARRAINAGE c’est à dire et, hélas les événements passés le prouvent: des petits voyous de quartier qui veulent prendre la tête de leur bande avec des actes inédits), avec les Martiens… des OVNI de ci de là, avec les chaleurs, les déserts envahissant, l’eau qui submerge les terres, les tremblements de terre… tous ces événements imputables aux bouses de vaches et bien sur au trop de viande consommées.
    Je suis contre la taxe sur les carburants tout simplement parce que le CO2 ne participe qu’à 0,04% de la pollution globale (96% pris par les vapeurs d’eau, élément indispensable à notre survie)… c’est encore une histoire écologique pour pomper du fric.
    Je l’ai écrit: à 84 ans je suis prêt à servir dans un mouvement pacifique, intelligent, patient et directif.

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    1. M Guibault
      Bcp de reflexion et d analyse ds vos propos et propositions: eau bleue sur les casseurs, cotisations patronales… Manqueraiy peut etre seulement l axe anthropologique avec la preservation de la filiation naturelle et de l alterite sexuelle, socles fondateurs de la société. Bien a vous! Signé: Un modeste citoyen graulhetois.

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About Xavier Alberti

Entrepreneur et citoyen engagé. Président de la Transition et membre fondateur de Jamais Sans Elles.